Autodidacte, tout a commencé le jour où j’ai reçu par erreur une caméra numérique à la place de l’appareil photo que j’avais commandé. Mais l’envie de faire des films remonte à l’enfance, émerveillé par les mondes imaginaires de la TV en noir et blanc... ou effrayé par les créatures de Ray Harryhausen. Attiré par sa poésie et son mystère, le fantastique a toujours été mon genre de prédilection.
   Bien qu’ayant commencé mon aventure de cinéaste sur le tard, cette boulimie de cinéma avait déjà posé les bases de mon apprentissage. Et c’est l’avènement du numérique qui m’a permis de tenter l’aventure, tout seul, dans mon coin. Internet avait remplacé l’école de cinéma, la pratique précédait la théorie mais l’important était de faire. Au départ j’ai touché à tout, les effets numériques, la modélisation 3D, le montage...
   Puis j’ai fait mes premiers courts, et l’ambition a grandi. J’ai compris que l’écriture était la base, alors j’ai lu, appris les principes de la dramaturgie. J’ai écrit mes premiers scénarios, d’abord des courts, puis maintenant des longs-métrages. Passant d’une caméra grand-public à du matériel semi-pro, puis aux vrais caméras cinéma. Apprendre, travailler, persévérer, ne jamais lâcher...
   «Le Chasseur de Rêves», réalisé avec 600 euros, me permet d’avoir mes premiers contacts et sera édité en DVD. «Mon Père», mon premier court professionnel, parcourt les festivals et me donne l’opportunité de me faire connaître. Une autre étape est franchie avec «Block 66», un court-métrage fantastique sur les enfants des camps de concentration.
   Tout en développant plusieurs projets de court-métrages, mon premier long-métrage «Légendes» doit me permettre de passer à l’étape supérieure. Mais tout est affaire de patience et de travail...






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